RÉUNION AU CERCLE DE LA ROTONDE :
LE SAMEDI 7 MAI 2005 à 17 HEURES.

au Théâtre Poème - Rue d'Écosse 30 - 1060 Bruxelles
(entre la Porte de Hal et l'Avenue Louise )
Tram : 91, 92, 93, 94, Arrêt Porte Louise
Métro : Hôtel des Monnaies

Invité : André Balthazar
Présentateur : Laurent Debut
Animatrice : M.-C. Roose

André Balthazar

André Balthazar est né très jeune, il y a déjà quelques années. En dépit de son âge imprévisible, aujourd’hui, et malgré les progrès de la science, on ne saurait lui reprocher d’être heureusement parmi les rares artistes de ce jour à pouvoir nous faire partager avec lui sa science de l’escargot, c’est-à-dire la lenteur même, mais aussi la ténacité dans la volonté d’avancer et de réagir. Il écrit (nul n’est parfait) avec cette rigueur d’un joaillier attentif aux trésors qu’il manipule : mots ici, maux par là. On se contente trop souvent de résumer le travail et l’œuvre d’André Balthazar à la seule (mais gigantesque) entreprise éditoriale du Daily Bul, qui, doit-on le dire encore, s’est fixé pour objectif de remuer nos méninges.

André Balthazar (je pense à l’auteur) me semble avoir été occulté par son activité au centre du Daily Bul même s’il est vrai que ces deux facettes de sa création sont intimement liées. Tant il a donné pour des artistes et écrivains de tout crin, tant nous nous devons de lui rendre l’humble monnaie de notre écoute. L’écriture d’André Balthazar est résolument engagée dans plusieurs sens. Elle se veut insoumise aux dictats des modes littéraires comme aux convenances politiquement correctes du microcosme artistique. Et s’il est indéniable que le mouvement surréaliste fut pour lui déterminant, c’est pour mieux s’en échapper qu’il s’en servit comme d’une piste d’envol, le détournant de ses principes empesés, se reconnaissant volontiers dans les démarches subversives de Chavée, Colinet et autres boutefeux de la pensée hors normes, sans vocifération . Il nous entraîne dans une réflexion salutaire sur le statut de l’écriture comme sur sa précarité. À l’instar de ses « maîtres » es Lettres, il choisit la position du funambule, l’inconfort des questions sans cesse en jeu dans l’écriture :

Tu peux crier échec et mat
Ta peau grince


C’est ainsi qu’à L’ombre d’un doute se replie le texte pour mieux nous donner le vertige des abîmes :

Piétiner son ombre comme se mordre les dents.
Colère follement mesurée.
Sur un point fini … à l’infini…


C’est aussi de cet autre engagement de l’écriture de l’auteur dont il sera question, cet investissement du poétique avec souvent de délicates allusions au plus simple quotidien irradié par la force des mots, avec la mémoire de l’enfance, toujours présente, éclairant le temps qui passe, et le dépassant.


Les ans tripotent les bretelles
Du pantalon de nuit
Qu’il faudra mettre un jour


La rencontre tentera de rendre compte des multiples complicités qu’André Balthazar a nouées avec la pléiade d’artistes dont il a reconnu ou découvert le talent.

Laurent Debut

P.S. Les citations sont extraites de La concordance des temps, éditions Labor, 1984. Il est à noter aussi qu’un très beau catalogue a été consacré à l’œuvre d’A. B., L’air de rien, paru aux éditions du Musée Ianchelevici, à La Louvière.


Contact

P.A.F

Marie-Clotilde Roose
Courriel : rotonde@tiscali.be
Tél.: 069/23.68.93
ou
Théâtre-Poème
Tél.: 02/538.63.58
Fax : 02/534.58.58

Générale : 5 euros.
Etudiants & Séniors : 3,75 euros.
Membres TP : gratuit.



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