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REUNION AU CERCLE DE LA ROTONDE :
LE SAMEDI 25 MARS 2006 à 17H

Invités : Françoise Lison-Leroy, Joseph Drèse, Philippe Mathy
Présentation par : M.-C. Roose

Trois recueils pour un soir/ des poèmes pour tisser les voix/ dans l'intimité du verbe.


Françoise Lison-Leroy

Françoise Lison-Leroy.

Ce poète à l'écriture aussi discrète que persévérante et précise, a reçu récemment le Prix Charles Plisnier pour son recueil L'incisive, paru aux belles éditions Rougerie (livres typographiés et cousus). Point d'étonnement à cela : ces poèmes sont d'une densité hautement percutante, haletants, serrés, ramassés sur la douleur qu'ils doivent dire, pour laisser place à quelque éclaircie - une bouffée d'air entre les barreaux. Car ce livre parle tout entier de la souffrance de l'enfermement, physique et mental, sans se confiner à une expérience restreinte (une enfance brimée au pensionnat), mais s'ouvrant à l'universel : mes mains s'écorchent à la muraille/ quelqu'un a grillagé le jour/ voir/ ne pas être vue/ deviner l'écran libre/ tous les effrois écrits en blanc/ je cavale/ le chemin est barré / ma valise trop lourde/ des chiens / pleurent de l'autre côté. En quatre tableaux, c'est l'espace carcéral qui est dénoncé, quatre murs à défoncer par la clarté d'une langue têtue et rageuse, obstinée dans sa justesse, exigeante à délivrer la " vraie vie " de ses carcans. Le souffle est tendu, le texte est bandé comme l'arc qui jette à la cible son cri : en réponse/ à l'outrage/ à toute désespérance/ à l'espace et à l'heure/ aux voix glabres/ en réponse / aux cent lignes/ je lancerai un livre. Une quadrature du voir/voiler/dire/dévoiler semble relier ses livres depuis La mie de terre (1983) jusqu'aux Chemins du guet (2003) en construisant une œuvre où, dit-elle, " je tente d'apprivoiser les quatre éléments et cette part d'existence qui me court après. Tout ce que j'écris s'ancre dans le regard et le mouvement."

Joseph Drèse

Joseph Drèse.

Philologue naviguant entre ses langues de prédilection (anglais, allemand et français), son voyage est aussi celui des liens profonds entre rêve, processus imaginal et création. Lecteur de Hölderlin, Celan, Valéry, Char, il s'est soudain mis à écrire la nuit, " éveillé à quatre heures du matin, invariablement inondé de mots et d'images vives ". Un étrange détour par la langue anglaise, puis une formation en Gestalt et en psychologie des profondeurs lui ont permis d'éclairer son travail d'enseignement d'une dimension poétique, et d'y lier, autour de questions existentielles et artistiques, une exigence spirituelle. Sa rencontre avec le peintre Victoria Calleja fut l'occasion d'un livre d'artiste, Emulsions, composé de gravures originales et de ses poèmes, riches visions d'une âme hantée : quarante jours/ elle revient/ l'arbre toujours se ressemble/ dans la pluie d'or s'éclaire/ en son ombre le dragon protège/ les colombes.

Philippe Mathy

Philippe Mathy.

Depuis sa Promesse d'île (1980) jusqu'à son Jardin sous les paupières (2002), le poète a construit sans hâte ni précipitation une architecture de mots clairs, en une douzaine de recueils que vient baptiser Une eau simple, juste édité chez Le Taillis Pré. Avec son épouse (à qui ces poèmes sont consacrés), il a ouvert une galerie d'art à Brunehaut, " Le front aux vitres ", pour des rencontres autour de la poésie, de la peinture et la sculpture. Transparence, confiance et abandon à la beauté innocente du quotidien - celle qu'il faut regarder - font de ce livre un chant d'amour unique et limpide, mais toujours en alerte, sur ce qui apparaît/disparaît/réapparaît, à travers le visage de l'aimée, son corps, ce qui l'entoure et enveloppe l'espace d'une attente incessante, bruissante de regards. J'écris par toi plus que pour toi. Tu es mon bateau affrété de silence. Voile douce, patiente. Les mots, parfois, se posent sur le pont. Oiseaux rieurs, ils savent qu'en embarquant, nous avons emmené nos rives comme on emporte un pain pour l'émietter en chemin. Là encore, il s'agit de " toucher le ciel " en célébrant la terre, ses sources et ses fruits, vigie fervente de chaque nuit, de chaque jour.

  • Marie-Clotilde Roose

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