Accueil"; ?> | Prochainement"; ?> | Saison 2012-2013"; ?> | Histoire"; ?> | Résonances"; ?> | Echos"; ?> | Archives"; ?> | Contact"; ?> | 20 ans"; ?>

REUNION AU CERCLE DE LA ROTONDE :
LE SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2007 dès 17H
Suivie de LA VEILLÉE DES AUTEURS à 19H30


Invités : Agnès Henrard, Silvia Vainberg & Jean Dumortier
Animatrice : M.-C. Roose


Entre signes verbaux et plastiques, trois poètes ouvrent la danse.


Agnès Henrard


Agnès Henrard. Après avoir enseigné à l’étranger (Mexique, Rwanda, Espagne), Agnès Henrard s’est distinguée par son travail au sein de la Maison de la Poésie d’Amay, où elle anime notamment l’atelier créatif Plume & Pinceau. Plasticienne, elle joue sur un double registre de signes, habile à faire retentir les métaphores visuelles et sonores. En poésie, elle a publié trois recueils avant le sobre et pudique Au plus nu de nos danses, paru aux éditions D’une colline à l’autre. Avec une parfaite et juste mesure, les mots habitent les hautes pages claires de l’élégant recueil, dans une économie de moyens qui, on le sent immédiatement, découle du naturel, d’un tempérament égal et sensible, non dénué de feu. Car si la douceur est un heureux trait de caractère de l’animatrice-écrivain, proche des enfants, la vigueur n’en est pas moins présente dans ses mots et expressions, traversant sa pensée d’éclairs dionysiaques : Oser danser, entrer dans la ronde, rejoindre la marée, le rythme lent du cercle et la pulpe des paumes, réveiller les liens nus, le langage au-delà. Se rassembler dans l’œil de l’autre, ne plus cesser d’ouvrir le bal.


Silvia Vainberg


Silvia Vainberg. Cette artiste plurielle, née à Buenos Aires (devenue Belge), est partie d’études en architecture pour s’orienter vers la danse, la chorégraphie, les arts plastiques et la poésie. Elle pratique et enseigne aussi la cérémonie du thé japonais. Ecrivant en espagnol, ses recueils ont été, pour la plupart, traduits par des poètes francophones, comme Francis Chenot pour De la selva quejumbrosa, estremecida, édité sous le titre De la forêt ombreuse et frémissante par L’Arbre à Paroles. Parfois hermétiques, mais toujours éblouissants, ses poèmes sont autant de pierres précieuses taillées dans la roche des jours. Si la forêt lui donne ici pré-texte et pré-nom pour faire danser les mots de sa vie, ce sont des questions humaines lancinantes qui traversent ses feuillages. Un revers d’écorces/ configure la brûlure./…/ Intensité d’un motif pourpre/ vivant dans le désordre de cendres/ vacillant sur la texture/ triturée d’herbes,/ l’argile entre la neige,/ l’écume viscérale/ cernant le chemin/ qui va cherchant l’homme. La seconde partie du recueil est intitulée La mirada suntuosa. Le regard somptueux, qui sous l’évocation d’une cécité, suscite des aspects visionnaires, philosophiques, au cœur de la poésie : Certaine pénombre dévasta le passage/ du regard aveugle qui tourne/ en son oratoire de blancheur./ Comment ce sera d’aller derrière soi,/ à découvert,/ jouant au diapason de la mort ?/…/ Dans la veille de ses propres yeux/ susurre l’esprit somnambule/ multipliant le récit universel.


Jean Dumortier


Jean Dumortier. Actif et généreux en plusieurs associations littéraires, dont le Grenier Jane Tony, ce poète qui a reçu le Prix Marguerite Van Meerbeek pour l’ensemble de son œuvre, a collaboré avec Silvia Vainberg pour son recueil Les oiseaux d’argent, avec ses encres dynamiques, et avec la photographe Claire Tondeur, son épouse, pour Jardin de nuit, tous deux parus chez Texte & Prétexte. Alors que celui-ci, qualifié par le préfacier Michel Ducobu de « longue station de nostalgie » et « lumineuse consolation », évoque les heures sombres et claires de sa vie, en un travail d’évocation et de mémoire, celui-là propose au contraire une anticipation prophétique, une suite de poèmes narratifs, brûlant d’images fantastiques, souvent empruntées aux mythes ou légendes, pour dessiner l’âpreté et la fragilité du destin de l’humanité, observée par de mystérieux oiseaux dotés d’intelligence. La Danse retrouvait avec eux tout son sens et ses symboles. Chorégraphie onirique évoquant, traduisant, exprimant l’éveil et la lumière en une même synthèse, unité première retrouvée pour une fulgurante présence, embrasant la planète en chacun d’eux surgie.


Après l’entretien suivi d’une petite restauration, la Veillée des Auteurs offrira à tous l’occasion de lire quelques textes neufs.


  • Marie-Clotilde Roose

  • Warning: include(inc/corps/2007-2008/septembre.pho): failed to open stream: No such file or directory in /public_html/lecercledelarotonde_be/ancien-site-du-cercle-de-la-rotonde/index.php on line 79

    Warning: include(): Failed opening 'inc/corps/2007-2008/septembre.pho' for inclusion (include_path='.:/opt/php55/lib/php') in /public_html/lecercledelarotonde_be/ancien-site-du-cercle-de-la-rotonde/index.php on line 79

    Pour avoir une lecture adaptée agrandir les textes de nos pages du site. Comment faire => enfoncer et maintenir la touche[CTRL] du clavier de votre ordinateur et tourner la molette de la souris vers l'ordinateur ou encore, maintenir la touche[CTRL] et enfoncer la touche[+] pour agrandir, ou bien la touche[-] pour diminuer la taille des caractères. Pour remettre la page par défaut, maintenir la touche[CTRL] et enfoncer la touche du chiffre zéro[0]. Valable seulement pour MS-Windows. Pour Mac : Utiliser la touche [Pomme] au lieu de la touche [CTRL].



    Avec le soutien du Ministère de la Communauté Française de Belgique