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REUNION AU CERCLE DE LA ROTONDE :
LE SAMEDI 31 MARS 2007 à 17H

Invités : Irène Stecyk
Animatrice : M.-C. Roose

Y a-t-il plus bel hommage à rendre à une personne aimée que faire mémoire de son nom, de son être ? Irène Stecyk évoquera l’œuvre d’Yves Lebon - puis le destin mouvementé de personnages historiques, auxquels elle a prêté sa plume.


Yves-Lebon

Yves Lebon. Journaliste dans un grand quotidien, maître de stage à l’ULB, Yves Lebon est décédé en 2003, laissant nombre de ses textes inédits. Dans sa jeunesse, il avait créé à Liège une revue littéraire, Dialogues, à laquelle participa Francis Edeline, qui signe la préface de l’émouvant recueil posthume Le poète inconnu, paru en 2004 à L’Arbre à Paroles, grâce aux soins de son épouse. Ce recueil en trois parties décline sans pathos l’identité du poète fuyant toute hypocrisie pour affronter, à mains nues, la maladie et l’effacement. « A quoi bon la poésie devant la dureté de l’existence ?, peuvent se demander certains, dont je suis, qui doutent de ses véritables pouvoirs, ne lui accordant qu’un pouvoir d’exil et d’illusion. L’exemple d’Yves Lebon démontre au contraire qu’on peut y trouver la force d’affronter le mal et d’en extraire une sérénité socratique », précise F. Edeline, « Une vie insouciamment vécue comme illimitée se voit tout à coup assignée à un terme précis et proche. Le défi a consisté à reconquérir une illimitation sur un autre plan : le plan rhétorique. » En ciselant avec maîtrise et cohérence ses poèmes, Yves Lebon a invoqué tout un monde, peuplé de figures symboliques : celles de la mythologie, où la voix d’Orphée est la plus juste, mais aussi des martyrs Saints Jérôme et Sébastien, dont il prend sur lui les réflexions sur la vanité… et les flèches acérées. Apprentissage douloureux de la perte, ce recueil est aussi souffle d’amour et vœu de sérénité, poussé à ses limites : Oh que je prenne un raccourci. / Je tranche la forêt, je traverse / Fleuves et canaux à la nage, / Je crève les nuages, je coupe / Au court pour dire que je vous aime / Comme aux premiers jours quand de la vie / Et de la mort j’ignorais tout.

Irène Stecyk

Irène Stecyk. Bibliothécaire et secrétaire d’Alexis Curvers, Irène Stecyk puisa dans le contact journalier avec l’écriture d’autrui la stimulation pour forger sa propre œuvre. A 23 ans, elle avait déjà publié à Paris un recueil de vers, Les monstres sympathiques , mais c’est dans la veine romanesque qu’elle trouva sa voie, en s’inspirant (principalement) de faits historiques pour des romans splendides, et quelques nouvelles. Une petite femme aux yeux bleus, Prix Rossel 1972, parut chez Fayard l’année suivante ; c’est le récit haletant de la réclusion forcée d’une empoisonneuse, la Marquise de Brinvilliers, à Liège, en 1676, et de sa relation avec le séduisant François Desgrais, cachant sous un déguisement de prêtre un sombre et double jeu. Subtilité, raffinement, intelligence ; trois mots pour qualifier tant le style (classique) que la profondeur narrative d’Irène Stecyk, qui aborde la vie et les réflexions de femmes, aux destins noués à ceux d’hommes remarquables ou… indifférents, comme dans Perle morte , le seul roman de pure fiction, sur le thème du suicide (Le Cri, 1992). Pour ses autres récits, l’auteure s’est documentée minutieusement, afin de donner aux aventures de ses héroïnes une toile de vérité dans un cadre plausible. Pour Mazeppa, prince de l’Ukraine (Balland, 1981), Irène Stecyk est allée à la rencontre de ses origines parternelles, afin de tracer le portrait d’Ivan Mazeppa, qui a rejoint le roi de Suède pour s’opposer au Tsar Pierre I ; sa jeune maîtresse Marie Kotchoubey relate ses pérégrinations. Dans La Balzac (Olivier Orban, 1992), ce sont les méditations d’Eveline de Rzewuska, amante puis épouse de l’écrivain, qui retracent une véritable épopée romanesque, nourrie de fait réels. Enfin, La fille de Pierre (La Renaissance du livre, 2001), est la tsarevna Elizabeth, fille de Pierre le Grand et Catherine de Russie. Le lecteur reçoit par ces personnages, non seulement le bénéfice de l’évocation historique, mais plus encore, le prisme des joies et tragédies intimes, à travers l’œil féminin, qui ne lâche guère la proie pour l’ombre.


  • Marie-Clotilde Roose

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