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REUNION AU CERCLE DE LA ROTONDE :
LE SAMEDI 19 AVRIL 2008 A 17H

Invités : Michel Ducobu & Michel Voiturier
Animatrice : Marie-Clotilde Roose



Michel Ducobu - Photo : © Jean-Luc Geoffroy

Photo : © Jean-Luc Geoffroy



Michel Ducobu. Dramaturge et poète, ce romaniste a publié de nombreux ouvrages tout au long de sa carrière d’enseignant, parmi lesquels deux recueils de quatrains, forme privilégiée de ses récentes méditations. L’île élue est une ode au sexe féminin, une suite de poèmes érotiques et tendres, parus chez Le Coudrier en 2006, accompagnés de dessins noir et blanc, par Jean-Marie Goffin. Le poète évoque la mémoire des gestes éblouis, ceux de la découverte du corps, des corps : Île élue au centre du monde / à l’horizon de ton histoire d’errant / Une vague d’amoureuse violence / T’a laissé t’ouvrir vivant. La sensualité et la douceur des textes de Michel Ducobu se retrouvent sises, cette fois sur le Siège sage des éditions Memory Press (2007), où le poète écrit dans le coin d’un jardin, d’une cuisine ou d’une abbaye, pour saisir l’infime passage des choses, la beauté fugace et simple de ce qui mérite l’attention, comme ce frêne au ramier / paisiblement présent / portier du printemps / sur le pas du sentier. Des photographies de son fils, François Ducobu, entrecoupent judicieusement les rêveries poétiques sur ce Siège de légère sagesse / essence même de la pensée / mince ascension d’encens/ vers le reposoir du soir. Cette poésie aux accents philosophiques reste toujours chantante et imagée, d’une grande délicatesse d’intention et d’expression, pour dire la sérénité de celui qui, prenant le temps de contempler, loue la vie comme une passerelle « entre un peu de feu et un peu de terre ». Dans l’humble allégresse du regard et des sens, se laisse apprécier le passage de l’éternel présent, à partir duquel le poète établit Quatre ligne parallèles/ telles des marches d’autel/ pour l’impondérable plaisir/ de poser un poème sur la pierre. Il s’agit bien de demeurer dans l’Ouvert, attentif à ce qui se donne, ici et maintenant, en sa plénitude passagère.


Michel Voiturier


Michel Voiturier. Lui aussi invite à Habiter l’image, en parcourant la riche anthologie que L’Arbre à Paroles lui a consacrée en 2006, récoltant environ 200 poèmes écrits depuis les rauques échos de Mutinerie, ensuite (1989) jusqu’à l’Année de Bric, Année de Broc (2005), qui épelle les moi(s) sur un mode léger, humoristique. Il n’a pas dû être facile de faire un choix dans la longue bibliographie de ce poète, performeur et animateur d’ateliers d’écriture à ses heures libres, mais l’ensemble des textes relevés est très réussi, cohérent, bien scandé. Né à Tournai, ex-professeur au Congo et en Hainaut, Michel Voiturier a publié des centaines de pages en tant que chroniqueur et critique d’art, mais c’est à travers sa poésie qu’il livre son rapport le plus intime à « l’image », qu’il goûte et transfigure à sa guise, en poèmes tantôt juteux et charnels, tantôt en vers secs, presque à nu, conceptuels, piqués d’ironie. Ainsi dans Processus du vestige, il demande : face à face/ se diront-ils/ l’aigu de leurs angles ? Et toujours il interroge le langage, le prend à bras-le-corps, sans ménagement, le somme de faire la part des choses entre le réel et la fiction. « Un scribe se risque contre le mutisme des autres », écrit-il, « Sa plume lacère la page. Autant que le bourbier, la fange, le marais. Le rôle du poème est surnage. Certains se trompent qui le baptisent bouée. Un radeau survivant, à la rigueur. Un déni à la fausse transparence parjurée. » Ce qui persiste, c’est la conscience des failles, la lucidité sans complaisance, qui oblige le poète à prendre en compte les blessures et les échos du monde, à travers sa chair et sa langue propre, même lézardée, haletante, pour rappeler que peuvent les mots être sang mais d’ores et déjà jamais d’oubli. Habiter l’image n’est donc possible qu’à la condition qu’un écho patiente avant de naître ; les poètes restent à l’écoute, en cet espace de signes et de sons

  • Marie-Clotilde Roose


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