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REUNION AU CERCLE DE LA ROTONDE :
LE SAMEDI 13 DECEMBRE 2008 A 17H


Auteur Invité : Didier Ayres & Jean Maison
Animatrice : Marie-Clotilde Roose



Didier Ayres


Didier Ayres.« Je suis né », écrit-il, « durant l’automne 63, à la veille de la Toussaint, ce dont le sens m’est apparu bizarrement il y a peu. Toujours est-il que j’ai vécu quatre vies. La première, celle de l’enfance, où je ne me souviens que de l’ennui, et aussi d’une sorte de mélancolie douceâtre, sans doute liée à mon tempérament. » De la deuxième à la troisième, il a voyagé et « expérimenté les formes et les contenus ». « Puis, vient la quatrième vie, celle d’aujourd’hui, qui m’a amené en Limousin, sur les terres paternelles, (…) avec une certaine puissance de travail autour de la difficile et trop incontournable figure du père – à laquelle je ne mets pas de majuscule. »
Docteur en philosophie et arts (Paris 8), il s’est beaucoup consacré au théâtre (autour de Sénac, Koltès,…), a publié des essais et de la poésie, depuis Nous (William Blake, 1997) jusqu’aux recueils parus chez Arfuyen, Comme au jour accompli et Le livre du double hiver (2004). Précieux, brûlants et simples à la fois, ses poèmes sont lyriques et interrogatifs, en quête de lucidité amoureuse. Par oxymores et métaphores, parfois ésotériques, il demande : Y avait-il à l’azur de pierre / un lieu de séjour diurne / comme un bosquet d’or dans la nuée / où sont les durées du passage ? Je suis, répond-il plus loin, au faste de la nuit et à sa cime.
Actuellement, Didier Ayres est responsable de différents ateliers d’écriture, à l’Université de Limoges et à l’Ecole Nationale des Arts du Théâtre du Limousin. Il prépare la publication d’un double livre de méditations, essentiellement tournées vers les liens entre la pensée et la poésie, entre l’intériorité singulière et l’éthique, à paraître chez Arfuyen : Monologue depuis le refuge suivi par Le petit livre de patience. « Ai-je la force de quitter ? », demande-t-il, « C’est-à-dire, au propre, répondre. Je sais peu, mais quand je sais cela, c’est si simple et si clair. »




Jean Maison


Jean Maison. Après les Terrasses stoïques, ce poète botaniste, tisanier en Corrèze, a publié chez Farrago/Léo Scheer un deuxième recueil, Consolamentum (2003). Au contact de la nature, cet arpenteur tisse ses chemins intérieurs, de la solitude à l’amour d’une Dame, de l’émerveillement à l’éveil spirituel. « La poésie », confie-t-il à Marc Blanchet dans la revue Le Matricule des Anges, « est peut-être la métaphysique du verbe qui depuis l’origine traverse les êtres. Je ne cherche pas à exprimer ce qui serait supérieur, par définition, mais ce qui s’impose par évidence (…) le verbe est intimement lié au rythme de la marche par la structuration du souffle ».
Ses poèmes sont tout empreints de réflexion métaphysique, sans que celle-ci ne les alourdisse jamais ; ils sont nus et travaillés, sensuels et âpres, toujours au contact de la terre. La marche et la mort vont d’un même pas. // Voilà toute la joie du vain travail, / Contrarier le doute et la mélancolie, / Ouvrir des brèches, / Avertir les anges. Sobre, intense, le poète creuse les évidences, les fouille jusqu’à leurs racines, les relie d’une façon singulière, respecteuse de leur être. L’archéologie du promeneur est réservée / Aux climats minuscules de chaque lieu, / À des associations, / À des formes d’où émane un art. Dans ce sillage d’écriture, un nouveau recueil de textes, Jan Voss, consacré au peintre, vient de paraître aux éditions Virgile, comme autant de « feuillages dispersés à la couleur des lignes ». Jean Maison y avance pas à pas, distillant ses commentaires nés d’une contemplation silencieuse : « L’enchaînement des masques, l’incertitude des mouvements, l’amplitude des contraires préfigurent une harmonie qui ne peut à aucun moment être imposée par le peintre mais que nous sommes seuls à envisager. L’équilibre règne par courtoisie ; il ne tient qu’à nous d’en rencontrer l’intention. »



  • Marie-Clotilde Roose


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