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REUNION AU CERCLE DE LA ROTONDE :
SAMEDI 25 AVRIL 2009 A 17H


Auteurs Invités : Pascal Leclercq & Jac Vitali, Philippe Lekeuche
Animatrice : Marie-Clotilde Roose


Pascal Leclercq


Pascal Leclercq. Né à Liège en 1975, philosophe de formation, ce poète, auteur d’une dizaine de recueils percutants, est aussi nouvelliste, écrivain pour la jeunesse, romancier, journaliste. Il a traduit de l’italien le poète Andrea Inglese et le romancier Alessandro De Roma. Il collabore au magazine Flux-News ainsi qu’à diverses revues littéraires. Il a coordonné les deux premières éditions de la Nuit de la Poésie de la Foire du Livre de Bruxelles. Avec le vidéaste Thomas Israël, il a produit Standon pour les studios Rhizome (Québec), spectacle joué aux Transnumériques à Bruxelles, puis à Montréal et Québec en mars 2009. Depuis quelques années, il collabore avec des artistes comme Paul Mahoux et Jac Vitali. C’est avec ce plasticien et créateur de compositions instrumentales, de bandes sonores originales (né en Lorraine en 1952), que Pascal Leclercq a publié Un bâton, dont Jac Vitali a réalisé l’iconographie (en « Laboratoire intime ») et le cd accompagnant le recueil édité chez La Dragonne. Un beau succès que ce livre, dont l’éditeur, Olivier Brun, sortira bientôt le petit frère, Animaux noirs. Car il s’agit presque de cela, une histoire de jumeaux passant par la Langue, jouant avec le gouffre originel : depuis toujours le vide se fait / puis tend la main je l’agrippe / ainsi je suis le ventre de ma grossesse / et l’enfant que je mets au monde / me capture / m’accroche. Une sorte de schize habite le poète et l’obsède, un double de mots et de maux auquel il faut donner place, ou envoyer au diable. Ainsi, écrit-il en prose dans la troisième partie d’Un bâton, « je résiste au sommeil qui petit à petit prend possession de moi, entre par effraction dans ce lit dont la réplique est pleine d’un corps qui répond au mien ; ce dédoublement me trouble et je fais le gros dos, puis mon jumeau s’éloigne du centre de la chambre, se défenestre et baigne dans les pluies diluviennes de Mende. » L’écriture de Pascal Leclercq, très physique, imagée, s’alimentant constamment au végétal et à l’animal, confronte l’humain à ses limites, à ses terreurs et ses absurdités, mais aussi à ses tendresses et pudeurs. La découverte de cette poésie originale se fera grâce à une performance opérée par l’auteur, en début de rencontre, avec des manipulations sonores de Jac Vitali.




Philippe Lekeuche


Philippe Lekeuche. Poète né à Tournai en 1954, auteur d’une douzaine de recueils parus chez Cadex, Les Eperonniers et Jacques Brémond, il a aussi publié de nombreux articles critiques, parmi lesquels des écrits sur Rimbaud, Dostoïevski, tout en dirigeant des recherches sur Hölderlin et Mallarmé. En 2007, Le feu caché paraît aux éditions des Vanneaux avec de « merveilleux nuages » ponctuant les quatre pôles du recueil, précédé par Le plus fou des hommes, au Taillis Pré. Nul doute que celui-ci désigne le poète : ce clown entre les dents d’un âne / Ni salaud, ni saint, homme à la parole effritée – se demandant avec effroi : « Pourquoi la poésie ? ». Son univers coule avec autant de force fluide du registre des vers classiques aux vers libres, pour évoquer les sujets qui le hantent et touchent à la finitude, à la douloureuse condition humaine, depuis l’enfance impossible (j’ai perdu ma jeunesse / Etant né vieux, ô ma dépouille), les amours houleuses et désirables, jusqu’à la mort haïe et redoutée (Moi je sens que mon corps fini se défabrique / Absurde en vivant nous mourons). A contrario de la logique, le poème se présente comme « exacte erreur où le vrai se déchire », « foi aveugle qui nous fait avancer », « bête, marchant à l’instinct », cruelle lucidité qui marche comme un funambule sur un fil d’espérance, dessus le gouffre. Pas à pas, poème, ô toi qui m’éloignes / Ta présence un asile / J’y mets tous mes fous, écrit Philippe Lekeuche. Mais c’est au nom de l’amour qu’il l’invoque, cette Poésie qui l’arrache et le renoue à lui-même. Refus radical des refuges de la bonne conscience ou de la sagesse toute théorique, rejet des médiocrités ou hypocrisies des puissants, révolte nouée à une foi viscérale en un Très-Haut allant très bas, jusqu’à la porte des ordures, les poèmes de Philippe Lekeuche sont un cri « à l’envers de nous », pour qu’« au beau milieu de la terreur », le sujet « advienne issu de l’ancien but » (Le feu caché), cette fois de la mort vers la vie ?



  • Marie-Clotilde Roose


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